Pour savoir comment avoir du charisme, les recherches pointent des comportements observables et entraînables : métaphores, histoires, voix animée, gestes, expression du visage. L’entraînement améliore les évaluations, mais l’effet reste moyen, demande du temps et peut virer à l’autoparodie. Aucune méthode n’est miraculeuse, et les essais portent sur de petits échantillons.
On cite souvent les proportions 7 %, 38 % et 55 % pour affirmer que le non verbal domine la communication. Elles viennent pourtant de deux études de 1967 menées par Mehrabian sur des situations très précises, et non d’une analyse du charisme. Ce guide sépare ce que la recherche a observé (tactiques de discours, voix, gestes, formulation d’une vision) de ce qui relève du mythe, avec les effets mesurés, leur ampleur modeste et leurs limites.
À retenir
- Les chercheurs définissent le charisme comme une influence symbolique du leader, fondée sur des bases émotionnelles et idéologiques, et non comme un trait mystérieux.
- Le programme d’Antonakis enseigne 12 tactiques de leadership charismatique : 9 verbales et 3 non verbales (gestes, expression du visage, voix animée).
- Le 7-38-55 vient de deux études de Mehrabian de 1967 sur les sentiments et le fait d’aimer ou non, pas sur toute communication.
- Un discours charismatique a augmenté de 17 % la production de travailleurs lors d’une expérience de terrain, mais l’efficacité varie selon le contexte.
- Les échantillons des essais d’entraînement restent petits, et une application maladroite par des débutants risque l’autoparodie.
Charisme : définition et ce que la recherche entend par là
Pour les chercheurs, le charisme est une influence symbolique exercée par un leader, appuyée sur des bases émotionnelles et idéologiques. Cette définition reste débattue, et une autre approche décrit un charisme du quotidien.
La formulation la plus citée est celle d’Antonakis, Fenley et Liechti (2011), relayée par People Matters. On peut y lire que l’effet passe par des signaux que le public interprète (des mots, une voix, des gestes) plus que par l’autorité hiérarchique.
En 2016, Antonakis, Bastardoz, Jacquart et Shamir soutiennent que le charisme reste mal compris. Ils pointent des définitions floues, une confusion avec le leadership transformationnel (un style de direction qui mobilise les équipes autour d’une vision), des questionnaires peu fiables et des modèles causaux mal utilisés. Ces derniers sont des analyses statistiques qui concluent trop vite qu’un facteur en provoque un autre. Les auteurs proposent une définition fondée sur la théorie du signal, qui étudie comment un émetteur transmet une information à un récepteur.
Une autre approche existe. Tskhay, Zhu, Zou et Rule (2017) décrivent un charisme du quotidien à deux dimensions interpersonnelles : l’influence et l’affabilité, c’est-à-dire le fait d’être aimable et accessible. Ils valident un inventaire de six items, le General Charisma Inventory, présenté comme observable, mesurable et distinct des construits de leadership.
Le mot recouvre donc deux usages. Le premier relève du leadership : un discours, une vision, une capacité à mobiliser. Le second concerne la présence interpersonnelle de tous les jours. La plupart des essais d’entraînement présentés plus bas portent sur le premier.
Le charisme est-il inné ou peut-on l’apprendre ?
Les données disponibles suggèrent que le charisme comporte une part de comportements appris : un entraînement a amélioré des évaluations en 2011. Les études de jumeaux sur le leadership indiquent aussi une part héréditaire, sans isoler le charisme.
Antonakis, Fenley et Liechti (2011) ont testé directement si l’on peut entraîner des personnes à se comporter de façon plus charismatique. Leur protocole comprend deux expériences, l’une sur le terrain, l’autre en laboratoire. L’entraînement a amélioré significativement les évaluations de charisme, ainsi que la prototypicalité du leader et l’émergence du leadership.
Côté hérédité, une étude de jumeaux de 1998 porte sur 247 paires d’adultes : 183 paires de jumeaux monozygotes (« vrais » jumeaux) et 64 paires de dizygotes de même sexe. Elle estime qu’environ 48 % de la variance du leadership transactionnel relève de l’héritabilité additive (la somme des effets de gènes). Pour le leadership transformationnel, environ 59 % de la variance relèverait de l’héritabilité non additive (les interactions entre gènes).
Cette étude ne tranche pas la question du charisme. Les mesures sont auto-déclarées et portent sur le leadership en général, pas sur le charisme seul.
La dichotomie « don ou apprentissage » est donc mal posée. La recherche distingue plutôt des comportements entraînables et des dispositions de départ. À la question « peut-on apprendre le charisme ? », la réponse la plus prudente est : en partie, avec un effet moyen et sans promesse chiffrée.
Certains contenus grand public, comme celui de WEKA, présentent le charisme tantôt comme un don, tantôt comme une compétence. Ils citent Wiseman et Riggio sans date ni référence.
Comment avoir du charisme : les tactiques que la recherche a isolées
Le programme d’Antonakis repose sur 12 tactiques de leadership charismatique, dont 9 verbales et 3 non verbales. Ces comportements se décrivent, se répètent et s’observent, contrairement aux conseils vagues sur « la présence ».
Le tableau reprend les tactiques listées par le Research Digest de la British Psychological Society. La colonne de droite donne une description simple de ce que l’on peut repérer dans un discours.
| Tactique | Type | Ce qu’on observe |
|---|---|---|
| Métaphores | Verbale | Une image qui rapproche l’idée d’une situation connue |
| Histoires et anecdotes | Verbale | Un récit court qui illustre le propos |
| Conviction morale | Verbale | Le propos est présenté comme une question de valeurs |
| Sentiments du collectif | Verbale | Le discours exprime ce que le groupe ressent |
| Hautes attentes | Verbale | Un objectif ambitieux fixé au groupe |
| Confiance | Verbale | Le locuteur exprime de la confiance |
| Contrastes | Verbale (procédé rhétorique) | Deux termes opposés dans la même phrase |
| Listes | Verbale (procédé rhétorique) | Une énumération courte d’éléments |
| Questions rhétoriques | Verbale (procédé rhétorique) | Une question posée sans attendre de réponse |
| Gestes | Non verbale | Mouvements des mains et du corps qui accompagnent le propos |
| Expression du visage | Non verbale | Mimiques cohérentes avec le message |
| Voix animée | Non verbale | Un ton vivant plutôt que monotone |
Les tactiques verbales
Neuf des douze tactiques portent sur les mots : métaphores, histoires et anecdotes, conviction morale, sentiments du collectif, hautes attentes, confiance, et trois procédés rhétoriques (contrastes, listes, questions rhétoriques).
On peut relier ces tactiques à deux notions courantes. La formulation d’une vision passe par les hautes attentes, l’expression de confiance et la conviction morale. L’expression émotionnelle passe par les sentiments du collectif, ainsi que par le visage et la voix. Ces rapprochements sont une lecture, pas des catégories propres au programme.
Voix et gestuelle : les trois tactiques non verbales
Les trois tactiques non verbales sont les gestes, l’expression du visage et le ton de voix animé. Selon People Matters, elles sont plus difficiles à apprendre que les tactiques verbales et sensibles au contexte culturel.
Sur la voix, la science ne livre pas de recette simple. La revue de Michalsky et Niebuhr (2019) examine dix mythes sur le discours charismatique : interaction entre verbal et non verbal, indices prosodiques (rythme, intonation), respiration, fréquence fondamentale (la hauteur moyenne de la voix). Elle conclut à un tableau mitigé : certains mythes sont confirmés, d’autres contredits, d’autres restent indécis. Méfiez-vous donc des consignes chiffrées sur la hauteur de voix ou la respiration.
Le mythe des 7-38-55 : la voix et la gestuelle font-elles tout ?
Non. La règle des 7 %, 38 % et 55 % ne dit pas que le non verbal l’emporte sur les mots dans toute situation. Elle découle de deux études de 1967 de Mehrabian, menées dans des conditions très particulières.
L’une d’elles, « Decoding of inconsistent communications », est signée Mehrabian et Wiener (Journal of Personality and Social Psychology, 6(1), 109-114). Mehrabian lui-même précise, dans Silent Messages (2e édition, 1981), que ses assertions se limitent aux sentiments et au fait d’aimer ou non. Il ajoute que les valeurs numériques de son équation sont approximatives, d’après un article de blog qui cite ces passages.
Le même blog affirme que les résultats valaient pour des messages contradictoires, où les mots entrent en conflit avec le non verbal. Il ajoute que les auditeurs ne connaissaient pas le locuteur, que le cadre était artificiel et que l’échantillon était très petit. Ces précisions viennent d’une source secondaire et ne sont pas vérifiées dans l’article original.
La règle est donc mal généralisée, pas universelle. La recherche sur le charisme conduit à une autre conclusion : 9 des 12 tactiques sont verbales, donc le contenu du discours compte. En pratique, travaillez la voix et les gestes sans négliger la formulation du message : une métaphore juste ou une histoire bien choisie fait partie du charisme observé.
Comment la recherche mesure le charisme d’un leader
La recherche s’appuie sur des évaluations par des tiers et sur des mesures de comportement, plutôt que sur l’auto-évaluation seule. Les chercheurs reconnaissent toutefois que les questionnaires du domaine ont été peu fiables.

Dans l’étude de terrain de 2011, 34 cadres intermédiaires étaient évalués par eux-mêmes et par environ dix collègues chacun. Ils ont été répartis au hasard entre un groupe entraîné et un groupe témoin. L’entraînement avait lieu un mois après la mesure de départ, et les évaluations étaient répétées trois mois après.
L’étude de laboratoire porte sur 41 étudiants de MBA. Chacun a prononcé un discours filmé, reçu un entraînement, puis refait le discours six semaines plus tard. Des juges indépendants ont évalué les prestations.
La revue de 2016 invite à la prudence sur les anciennes études : questionnaires peu fiables et modèles causaux mal utilisés (voir plus haut). Pour le charisme du quotidien, le General Charisma Inventory de Tskhay et ses collègues compte six items et mesure l’influence et l’affabilité.
Une autre voie consiste à mesurer des comportements. Dans l’expérience de 2021, décrite sur la page de John Antonakis à l’Université de Lausanne, les critères sont la quantité et la qualité du travail effectué. Ce type de mesure évite de dépendre de l’impression des participants.
Un entraînement au charisme produit-il des effets mesurables ?
Oui, mais les effets sont modestes et limités à la durée testée. L’entraînement de 2011 a amélioré les évaluations de charisme, et un discours charismatique a augmenté de 17 % la production dans une expérience de terrain de 2021.

Le tableau résume les quatre essais décrits dans ce guide. Les chiffres de 2021 viennent de l’étude publiée dans Management Science.
| Étude | Échantillon | Délai de suivi | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2011, terrain | 34 cadres intermédiaires | 3 mois | Évaluations de charisme, prototypicalité du leader et émergence du leadership en hausse |
| 2011, laboratoire | 41 étudiants de MBA | 6 semaines | Discours avec plus de tactiques mieux notés (confiance, compétence, influence, affect, prototypicalité) |
| 2021, terrain | Travailleurs en tri de courrier | Non précisé | Production environ 17 % supérieure avec le discours charismatique, face au discours standard |
| 2021, laboratoire | Participants à un jeu de biens publics répété | Non précisé | Contributions jusqu’à 19 % plus élevées, selon le contexte social |
Les termes de 2011 méritent une définition. La prototypicalité du leader désigne le degré auquel une personne correspond à l’image que le groupe se fait d’un leader. L’émergence du leadership désigne la tendance du groupe à reconnaître cette personne comme leader. Des relais secondaires décrivent l’effet comme moyen, et l’abstract ne donne pas de taille d’effet chiffrée.
L’expérience de 2021 offre un exemple concret. Selon la page de John Antonakis, elle comparait trois conditions : un salaire fixe avec discours standard, un salaire fixe avec discours standard plus une prime au-delà d’un seuil de production, et un salaire fixe avec discours charismatique. Les chercheurs ont mesuré la qualité et la quantité du travail. Selon l’étude de Management Science, la production a augmenté d’environ 17 % avec le discours charismatique par rapport au discours standard, un effet comparable à de fortes incitations financières.
En laboratoire, dans un jeu de biens publics (chaque participant décide combien verser dans une cagnotte commune qui profite au groupe), davantage d’éléments charismatiques ont augmenté les contributions jusqu’à 19 %. L’efficacité du discours variait toutefois selon le contexte social dans lequel il était délivré.
Reste la durée. Les suivis rapportés s’arrêtent à six semaines et à trois mois. Aucune durée plus longue n’est établie par ces essais.
Limites, autoparodie et confiance en soi
Les conseils sur le charisme butent sur des échantillons petits, des effets variables selon le contexte et un risque d’autoparodie. La confiance en soi n’est pas démontrée comme cause ni comme simple conséquence du charisme.
Les auteurs des essais de 2011 mettent en garde : l’entraînement demande un vrai investissement de temps, il n’existe pas de solution rapide, et une utilisation maladroite par des débutants peut virer à l’autoparodie. Ils décrivent ce travers par la formule « pantomime hand gesture and excruciating metaphor » (un geste de pantomime et une métaphore pénible), rapportée par le Research Digest de la BPS. Les deux essais de 2011 portent par ailleurs sur quelques dizaines de personnes, et leurs effets ne sont pas garantis hors du contexte étudié.
Le charisme n’équivaut pas non plus à une efficacité universelle. Dans deux expériences de 2022, des acteurs entraînés apparaissaient en vidéo selon un plan 2×2 : charismatique ou neutre, leader femme ou homme. Le charisme n’a eu d’effet ni sur la détection d’informations fausses, ni sur la persuasion, ni sur le comportement prosocial. Les participants se sont même rappelé moins de messages du leader charismatique que du leader neutre. L’expérience de 2021 le confirme à sa manière : selon Management Science, l’efficacité du discours dépend du contexte social.
Reste la confiance en soi. La page de Rekrute, reprise d’un texte de 2008, avance que « Pour s’imposer aux autres, il faut avant tout s’imposer à soi même. » Elle ne propose ni exercice concret ni référence. Les essais d’entraînement évoqués plus haut ne mesurent pas l’effet de la confiance en soi sur le charisme. Pour travailler votre état d’esprit, vous pouvez lire notre article sur la pensée positive selon Napoleon Hill, sans y chercher une preuve scientifique.
Autre piste, présentée comme un conseil et non comme un résultat démontré : la congruence. Dans une chronique de La Libre (2017), appuyée sur le livre de Catherine Berliet, elle désigne l’alignement entre ce que l’on est, ce que l’on fait et ce que l’on dit.
Comment avoir du charisme en réunion et en entretien ?
En réunion comme en entretien, appliquez peu de tactiques à la fois dans un message structuré, puis entraînez-vous dans la durée. Ce protocole découle des tactiques étudiées, pas d’une méthode validée telle quelle pour ces situations.
- Choisissez une idée centrale et une image (une métaphore) ou une courte anecdote pour l’illustrer.
- Formulez l’enjeu collectif et une attente élevée mais crédible. Vous mobilisez ainsi les sentiments du collectif, les hautes attentes et la confiance.
- Posez un contraste, une liste de trois éléments ou une question rhétorique pour rythmer les passages clés.
- Pour la voix, les gestes et le visage, choisissez une seule tactique non verbale à travailler. Ces tactiques sont plus difficiles à apprendre et sensibles au contexte.
- Filmez-vous ou demandez un retour, puis refaites le discours quelques semaines plus tard, à l’image du protocole de 2011.
En entretien d’embauche, gardez les mêmes tactiques verbales et dosez les gestes avec sobriété pour éviter l’autoparodie. Aucune étude citée ici n’établit d’effet sur le résultat d’un entretien : le protocole reste un entraînement à la communication, sans promesse d’embauche.
En réunion, tenez compte du contexte social. Les expériences de 2021 montrent que l’efficacité d’un discours dépend de la situation dans laquelle il est prononcé. Une anecdote qui fonctionne devant une équipe habituée à vous peut tomber à plat devant des interlocuteurs que vous découvrez.
Questions fréquentes
Quelles sont les qualités d’une personne charismatique ?
Les recherches décrivent surtout des comportements plutôt que des qualités. Tskhay et ses collègues proposent deux dimensions pour le charisme du quotidien : l’influence et l’affabilité. Du côté du discours, les tactiques étudiées incluent la conviction morale, les hautes attentes et l’expression de confiance.
Comment améliorer sa voix et son langage corporel pour être plus charismatique ?
Travaillez une seule tactique non verbale à la fois, filmez-vous, puis refaites le discours quelques semaines plus tard. Gestes, visage et voix animée sont plus difficiles à apprendre que les tactiques verbales. La revue de Michalsky et Niebuhr conclut à un tableau mitigé sur les mythes de la voix.
Comment avoir du charisme quand on est timide ?
Le lien entre timidité et charisme n’est pas documenté par les essais d’entraînement évoqués plus haut, donc la prudence s’impose. Les tactiques étant des comportements précis, vous pouvez en travailler une seule à la fois, comme une courte histoire ou une métaphore, avant de vous occuper de la voix et des gestes.
Le charisme est-il différent chez l’homme et chez la femme ?
Aucune donnée établie ne permet de l’affirmer. Une expérience de 2022 a présenté un leader femme ou homme, charismatique ou neutre, mais le charisme n’y a modifié ni la persuasion ni le comportement prosocial. Les tactiques décrites dans les essais d’entraînement restent les mêmes pour tous.
Sources
- Antonakis, Fenley et Liechti, essais d’entraînement au charisme — Academy of Management Learning & Education (2011)
- Charisma involves teachable behaviours — British Psychological Society, Research Digest (2011)
- Can charisma be taught to leaders — People Matters
- Antonakis, Bastardoz, Jacquart et Shamir, revue sur le charisme — Annual Review of Organizational Psychology and Organizational Behavior (2016)
- Tskhay, Zhu, Zou et Rule, charisme du quotidien — Journal of Personality and Social Psychology (2017)
- Antonakis et al., discours charismatique et production — Management Science (2021)
- Page de John Antonakis sur le charisme — Université de Lausanne
- Mehrabian et Wiener, Decoding of inconsistent communications — Journal of Personality and Social Psychology (1967)
- Ignore the big 55-38-7 myth of nonverbal communication — Cutting Edge PR
- Michalsky et Niebuhr, dix mythes sur le discours charismatique — AUC Philologica (2019)
- Expériences sur le charisme d’un leader et ses effets — The Leadership Quarterly (2022)
- Nature vs nurture : are leaders born or made ? — Twin Research and Human Genetics (1998)
- Les personnes charismatiques : comment convaincre en tant que cadre — WEKA
- Comment développer son charisme — Rekrute (2008)
- Comment fait-on pour développer son charisme ? — La Libre (2017)
Article préparé avec l’aide d’outils d’IA, puis vérifié et édité par la Rédaction Haut-Hisse (voir notre politique éditoriale).

